Le riz pluvial offre plusieurs privilèges aux producteurs, sur le plan alimentaire, nutritionnel et économique.
La non exigence d’aménagement des parcelles et le cycle court du riz pluvial comparativement à celui du riz irrigué sont 2 raisons qui motivent les agriculteurs à se lancer dans la production.
Ainsi : le riz est l’une des céréales les plus consommées au Cameroun. Les producteurs réservent généralement une partie de leur production pour la consommation familiale ;
La consommation de ce riz naturel, frais apporte des bienfaits nutritionnels indéniables à leur santé. Pour preuve, le riz est la base de l’alimentation asiatique et ces derniers détiennent le record de longévité dans le monde ;
La demande très élevée en riz fait de celui-ci un produit très prisé sur le plan local. Les producteurs de riz pluvial n’ont pas besoin de se rendre sur les marchés pour écouler leur marchandise. Ils vendent à leurs proches et amis à 1000 F CFA le kg et les stocks sont vite épuisés ;
Le son de riz après le décorticage est vendu à des éleveurs et à des provenderies ;
Sur un plan général, la production du riz pluvial permet de réduire les importations et le déficit de notre balance commerciale ;
Sur le plan environnemental, la culture du riz pluvial offre une alternative pertinente pour la valorisation des jachères et la rotation des cultures sur les mêmes parcelles. C’est une culture protectrice de l’environnement car l’on n’a pas besoin de déforester pour la mettre en place.
La culture du riz pluvial présente 2 contraintes majeures à savoir :
Le problème de pluviométrie à cause des changements climatiques récurrents. Le riz pluvial est tributaire de l’eau des pluies et quand il y a des perturbations du cycle des pluies, cela impacte les rendements au final. Il est conseillé aux producteurs de toujours semer le riz dans les délais, afin de pouvoir bénéficier du maximum des pluies pendant la campagne agricole.
La lutte contre les oiseaux requiert une mobilisation en temps du producteur à certaines période du cycle cultural. Entre 6h du matin et 18h pour la surveillance du champ. L’incidence des oiseaux granivores a également un effet négatif sur les rendements.

