Cameroun : Bienvenue dans l’hydroponie à Yaoundé

Aavec de l’eau Dominique fait pousser des plantes.

Sur le site de 2500 m2 qu’elle a acquis à Afanoyoa, une banlieue de Yaoundé, on observe quasiment plus d’arbustes ni d’herbes. Ce qui accroche le regard, ce sont les colonnes de serres dressées. A l’intérieur de chaque serre se trouve un dispositif hydraulique à travers lequel la jeune femme de 33 ans fait pousser des plantes maraîchères. Ici, basilics de différentes variétés, tomates, laitues, concombres et les herbes aromatiques expriment leur beauté. Pas le temps pour l’inutile : Dominique  est une femme pressée. Après avoir vérifié le fonctionnement des dispositifs hydraulique et électrique, place à l’inspection des plantes. Même le bruit des bâches bousculées par le vent ne la perturbe pas. Avec beaucoup d’attention, elle vérifie l’état de santé de ses plantes.

Dans sa tâche quotidienne, elle est assistée du jeune ingénieur agronome Franz Kamga qu’elle emploie de manière permanente. Les deux jeunes gens travaillent en harmonie tant dans la production que dans la commercialisation.

Le matériau utilisé pour ce type d’agriculture, Dominique et Franz le trouvent sur place. Pour monter les serres, ils se sont servi des perches, planches, tuyaux, bambou de Chine et bâches. Grace à leur rage de réussir et leur sens ingénieux, Dominique et Franz parviennent à détourner certains matériaux de leur destination première. «Les tuyaux que nous utilisons sont des tuyaux d’évacuation et d’arrivée d’eau. Jamais ils n’ont été faits pour faire pousser les plantes », rassure Dominique.

L’hydroponie est une activité rentable          

La pratique de l’hydroponie exige un dispositif préalable. «Le premier élément c’est la serre pour produire. Ensuite l’électricité, puis l’eau. Il faut contrôler ce qu’on met dans l’eau.

Pour Dominique le choix d’entreprendre dans l’hydroponie n’est pas un fait du hasard. Née de père et de mère entrepreneurs, la jeune femme s’est vite départie de sa fonction de juriste qu’elle occupait en assurance maladie en France pour revenir sur les pas de ses parents.  Le maraîcher en hydroponie nourrit son homme. Et, Dominique en fait des bénéfices. Les récoltes se font presque tous les jours et les ventes se passent sur commande auprès des restaurateurs, hôteliers et ménages.

Pour promouvoir cette forme d’agriculture, Dominique se dit prête à recevoir toute personne désireuse de s’y lancer. Il faut juste être déterminé, prêt à travailler et à retrousser les manches.

                                                                                            Magloire Biwolé Ondoua

Print Friendly, PDF & Email

Vous pourriez aussi aimer

Une réflexion sur “Cameroun : Bienvenue dans l’hydroponie à Yaoundé

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *