Cameroun : Christian Zoa, un ramasseur professionnel d’escargots

Christian Lucien Zoa excelle dans le ramassage des escargots dès le bas âge. Puis, il l’élève et ensuite se spécialise dans la revente. C’est ainsi qu’il gagne sa vie.

Il se déplace avec peine à l’aide de ses béquilles. Malgré sa fracture ouverte au pied droit, Christian Lucien Zoa parvient à chasser les escargots dans sa cacaoyère. 10 ans déjà qu’il mène cette activité en compagnie de son épouse et de ses cinq enfants.
Autochtone d’Ekoum-Douma dans l’arrondissement d’Obala, région du Centre, ce dernier a débuté par l’élevage d’escargots en 1994 dans une fosse de 1,5m aménagée à cet effet. «Je veillais toujours à ce qu’il y ait en permanence de l’humidité, des feuilles de légumes et des déchets de nourriture pour l’alimentation des escargots», raconte-t-il.

De l’élevage au ramassage d’escargots
Face aux coûts des équipements d’élevage et des frais de transport pour les sites de vente, Christian mit un terme à l’activité. «Il fallait à chaque fois de nouveaux grillages, refaire la toiture des fosses en nattes de rafia après les pluies et aménager les bordures des fosses pour protéger les escargots contre les fourmis. Quand j’évaluais mes dépenses, je tournais à perte», relève-t-il.
Christian Zoa s’est donc lancé en 2002 dans le ramassage et l’achat-vente des escargots en filets de 50kg. Ses fournisseurs proviennent de la Haute Sanaga. «Le sac me revient à 40.000F en saison sèche et à 20.000F en période d’abondance», dit-il. Après avoir nettoyé la marchandise, il la regroupe en 60 petits ou 30 gros escargots pour revendre à 1000F le tas aux consommateurs d’escargots ainsi qu’aux aux bayam-sellam.
Christian Zoa affirme vendre aussi de la bave d’escargot. Il livre le litre à 2500 aux esthéticiennes.

Sonia Omboudou

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