Cameroun : Combattre l’hypertension avec le gui

Les feuilles et les tiges de gui ont une action hypotensive et dilatatrice des artères cérébrales, bien que ses fruits ne doivent jamais être consommés.

Cette plante exerce un effet régulateur sur le système circulatoire. Elle fait partie des plantes les plus efficaces connues pour combattre l’hypertension artérielle.
Dans l’artériosclérose ou rétrécissement des artères cérébrales ou coronaires, le gui améliore l’irrigation sanguine du cerveau et du cœur. Il est recommandé en cas de vertiges, étourdissement, bourdonnement d’oreille. Sa consommation prévient des nouvelles attaques à ceux qui ont souffert des thromboses ou d’embolies cérébrales.
Le gui joue bien d’autres rôles dans l’organisme hormis son rôle hypotenseur et vasodilatateur.

– Antispasmodique et sédatif
La plante calme la sensation d’oppression dans la poitrine, les palpitations, la nervosité et les migraines. Elle est utile dans les attaques d’épilepsie et des crises d’hystérie.

– Diurétique et dépuratif
Le gui favorise la production d’urine et l’élimination des résidus toxiques du métabolisme: urée et acide urique. Son emploi est indiqué en cas de néphrite, arthrite, goutte et surtout dans la dépuration du sang.

– Anti-inflammatoire
En application locale, le gui soulage les douleurs rhumatismales. Il est très efficace dans les attaques aiguës de lombalgies ou de sciatique.

– Régulateur de la menstruation
Il est indiqué dans les troubles du cycle de règles trop abondantes et d’hémorragies utérines, grâce à son effet hémostatique.

– Anticancéreux
Certaines substances contenues dans le gui présentent un effet destructeur sur les cellules tumorales. Elles stimulent le thymus et les défenses cellulaires de l’organisme.
Toutefois, les baies (fruits) du gui sont vénéneuses et ne doivent jamais être consommées. Elles contiennent des alcaloïdes et autres substances toxiques qui empêchent leur usage sur le plan médicinal. L’ingestion de baies peut provoquer des vomissements et des troubles nerveux. Une plus grande quantité peut entraîner la mort par arrêt cardiaque ou respiratoire.

Cathérine Djité

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