Cameroun : Dégustation du pain enrichi aux farines locales à l’ACDIC

L’œuvre de Bernard Njonga est rééditée à travers la journée de dégustation publique du pain enrichi aux farines de maïs, de manioc et de patate le 13 avril 2022 à Yaoundé, en présence d’un parterre de consommateurs et des responsables des médias locaux.

Des artisans boulangers locaux ont été mobilisés pour fabriquer et faire consommer au public les pains, beignets, galettes, gâteaux et autres pâtisseries faits de farines locales : maïs, manioc, patate, millet, riz, plantain, soja.

La dégustation de ces produits a lieu dès ce 13 avril 2022 au siège de l’Association citoyenne de défense des intérêts collectifs (ACDIC) à Yaoundé. Cet événement symbolique vient à point nommé remettre au goût du jour les propositions de l’ACDIC pour la production des farines panifiables à l’aide des produits locaux.

Boulangerie Vert-Rouge-Jaune

Depuis 2010, Bernard Njonga, alors Président de l’ACDIC, proposait à l’Etat de faire incorporer un pourcentage de farines locales, de l’ordre de 5% à 10% dans la farine de blé, pour fabriquer du pain et des pâtisseries made in Cameroun; comme c’est le cas dans certains pays africains tel le Nigéria.

L’ACDIC a organisé des journées de dégustation grandeur nature en août 2010 au Palais des congrès de Yaoundé, auxquelles ont pris part le grand public et les sommités du gouvernement, pour manger le pain local dans toutes les sauces. Du pain enrichi aux farines de plantain, de maïs et de manioc, ainsi que des pâtisseries aux farines de patate, de mil, de riz et de soja.

Le sommet de la dégustation a eu lieu en janvier 2011 au Comice agropastoral d’Ebolowa à travers la démonstration de la Boulangerie Vert-Rouge-Jaune déployée sur le site par la Coalition souveraineté alimentaire Afrique Centrale (COSAC) conduite par Bernard Njonga. Une fois de plus, les autorités ont mangé et ont confirmé que le pain local est bon. Mais aucune décision conséquente n’a suivi.

Actuellement, à la faveur de la crise du pain dont le prix a augmenté au Cameroun, crise induite par celle du blé sur le marché international, toutes les initiatives pouvant aider l’Etat camerounais à atténuer sa dépendance aux intrants alimentaires externes ressortent des tiroirs.

L’initiative de l’ACDIC n’est pas la seule. D’autres opérateurs privés s’essaient à la production du pain local. Mais la filière farines panifiables demande à être soutenue et accompagnée par l’Etat pour permettre l’approvisionnement des boulangers sur la durée.

Marie Pauline Voufo

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