Cameroun : « J’ai produit 47 tonnes de riz l’an dernier à Mbandjock »

Venant Okala a récolté 47 tonnes de riz l’an dernier. Grâce à son champ semencier de 3 hectares, il prévoit lancer une rizière sur 200 ha à Mbandjock.

Il veut devenir un grand fournisseur de riz camerounais dans le pays et en Afrique centrale. Son objectif est de produire des milliers de tonnes de cette céréale chaque année. Pour ce faire, Venant Okala est propriétaire de deux champs de 10 hectares à Ndjoré près de Batchenga et de 200 hectares à Adjaa à 2km de Mbandjock.
Le premier site a permis à V. Okala de produire 47 tonnes de riz l’an dernier et le second, de mettre sur pieds 3 hectares de champ semencier de Nérica 8 et B 22. «L’Irad m’a donné 80 kg de semences que j’ai fait multiplier à Ndjoré. Etant donné qu’il ne m’appuiera plus, j’ai préféré faire un champ semencier qui me produira 12 tonnes», explique-t-il.

Un modèle de réussite
« Il fait l’unanimité. Venant Okala ne vit que pour la riziculture. C’est lui qui nous a encouragé à nous y lancer», déclare Apollinaire Bioclo, riziculteur et ami d’Okala.
Veiller au confort de ses collaborateurs, c’est l’une des devises de V. Okala. En pleine visite de contrôle du champ semencier d’Adjaa, «l’homme de la situation» comme il se fait appeler, dote ses «chasseurs d’oiseaux» de bottes et de moustiquaires. «J’ai observé depuis peu que ces derniers ne parvenaient plus à bien effectuer leur tâche, car pas bien outillés. Alors, je leur ai ramené des équipements pour garantir leur sécurité», confie le chef d’équipe.
Venant Okala descend 5 fois par semaine à Adjaa. L’uniforme de chantier enfilé dans des bottes vertes, ce dernier brave la zone marécageuse.
Il est 6h le 13 juillet dernier. Le patron des lieux sillonne la rizière. Furieux au regard des céréales attaquées par les mange-mil, V. Okala réunit tous les ouvriers. Ils répertorient ensemble les difficultés et redéfinissent ensuite une offensive contre les oiseaux et les hérissons qui attaquent de tous bords. Après 30 minutes d’échanges, vient la phase des divers et recommandations. «L’ambiance est bon enfant avec lui. Il est compréhensif et attentif. C’est ça qui me motive à m’investir davantage dans ce projet», confie François Xavier Nga, chasseur d’oiseaux.

Formé par des Chinois dans la culture du riz
Marié et père de 7 enfants, c’est avec émotion que Venant Okala se souvient de sa formation en riziculture auprès des Chinois. Il n’avait que 22 ans lorsqu’il s’exerçait sur des parcelles de 25m² à Obala. Installé à Batchenga dès 2001, ce dernier décide d’étendre la culture à l’hectare.
«Je suis heureux à chaque fois que j’observe mes plants produire abondamment entre le mois d’avril et juin. Cela renforce mon désir d’être l’un des meilleurs producteurs du pays», confie l’homme de 42 ans.

Sonia Omboudou

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