Cameroun : L’aviculture traditionnelle au menu d’une soutenance à l’Esstic

Comment booster la filière avicole à travers l’aviculture traditionnelle au Cameroun, c’était la problématique des travaux de fin de formation en mai 2024 de Laurent Onguéné à l’Ecole supérieure des sciences et techniques de l’information et de la communication (Esstic) à Yaoundé.

L’étudiant en journalisme a soutenu le 30 mai 2024 un mémoire dont le sujet est un magazine télévisé qu’il a produit et baptisé ‘’Perspectives’’. Pour convaincre le jury, Laurent Onguene a expliqué que son objectif est de présenter les potentialités de l’aviculture traditionnelle comme alternative pour soutenir l’import-substitution qui est d’actualité au Cameroun.

Dans son magazine de 13 minutes, Laurent Onguene a mis en lumière les découvertes et  les innovations dans le secteur avicole traditionnel par les acteurs locaux. Il a expliqué en quoi ses nouveautés peuvent améliorer les conditions de vie des éleveurs.

Selon lui, parce que la politique de l’import-substitution a encore des difficultés à prendre corps dans tous les secteurs, la filière avicole camerounaise est bien placée pour réussir son accroissement en améliorant les techniques d’élevage pour augmenter la production locale.

Innover dans l’habitat et l’alimentation des poules

Sur le terrain de ses investigations, Laurent Onguene a fait intervenir plusieurs aviculteurs traditionnels, dont Gilles Tchinda Tahboh, artisan et formateur en aviculture villageoise à Toket dans l’arrondissement de Bafoussam 3ème à l’Ouest du Cameroun qu’il a déniché en 2023 en lisant le journal La Voix Du Paysan.

De même ont été interviewés Cyriack Evina, éleveur et conseiller agro-pastoral qui croise certaines races de poules à Esse dans la région du Centre et Wilfried Ndjebet, chef d’exploitation qui fabrique l’aliment à base de provende de maïs, des asticots vivants et de la poudre des escargots, pour la bonne croissance des poules.

Pour l’étudiant en journalisme: «Le but était de voir comment ces acteurs améliorent les capacités de production de l’élevage traditionnel. Notamment par l’alimentation et l’habitat appropriés.» Par ces éléments de terrain, il a convaincu à l’unanimité son jury.

Laurent Onguéné présente l’aviculture traditionnelle comme une ressource pouvant relever la filière avicole nationale qui présente de nombreuses potentialités.  A travers son travail qui est en support vidéo et facile à partager, il entend inciter les communautés rurales à adopter les techniques améliorées d’élevage pour relever le secteur avicole traditionnel.

Raïssa Fotio

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