Maroua : Le marché de Kossel Béï royaume des poules du village

Ce marché créé il y a 20 ans est une véritable place forte de vente de cette volaille.

Son cadre est certes sommaire, son architecture n’offre rien de singulier, mais le marché de « Kossel Béï » est sans aucun doute le plus grand marché de volailles du chef lieu de la région de l’Extrême-Nord du Cameroun. Le marché est ouvert tous les jours. On y trouve des volailles qui viennent majoritairement du département du Mayo Danay et du département du Mayo Kani. Les localités concernées étant Doukoula pour le Mayo Danay, Djiguilao, Touloum, Guidiguis, Lara, Kaele et Horlong, pour le Mayo Kani. Ces points de ravitaillement sont appuyés par Dargala et Gazawa dans le département du Diamaré. Ainsi pourvu par un grand nombre de bassins de production, le marché de Kossel Beï ne connait des moments de rupture qu’à l’occasion d’une succession de fêtes. Par conséquent, Hamadou Ndjidda le président de ce marché, soutient que sa clientèle a toujours eu de quoi se mettre sous la dent. Qu’il s’agisse de la grande majorité constituée de ceux qui y viennent pour les besoins de consommation des ménages. Ou même de la petite frange, issue des secteurs de la restauration et de l’hôtellerie.
Conscients de la réputation dont jouissent les poules du village auprès des consommateurs, les vendeurs n’hésitent pas à en tirer profit. Ainsi, les prix pratiqués oscillent entre 1 000 F cfa et 5 000 F cfa. Ils sont principalement déterminés en fonction du poids des oiseaux.
Cependant, tout n’est pas rose pour les vendeurs de ce marché. En effet, leur plus grande difficulté reste leur incapacité à s’assurer des origines des poules qui leurs sont vendues. A ce propos, Hamadou Ndjidda concède : « Nous avons à plusieurs reprises été confrontés à des cas de vente de poulets volés. Et cela nous a conduit dans les commissariats et même parfois devant des juridictions. N’ayant pas des moyens infaillibles de se prémunir, nos vendeurs fonctionnent à l’instinct. Quand ils ont des doutes, ils s’abstiennent tout simplement d’acheter. »

Abbo Mohamadou

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