Cameroun: Comment mieux valoriser l’élevage du cobaye

Des experts ont réfléchi à Yaoundé sur les voies et moyens pour sortir le cochon d’inde  de l’élevage non conventionnel.

Venus de plusieurs pays africains, d’Amérique latine et d’Europe, les experts ont partagé leurs expériences du 4 au 8 juillet 2016 dans la capitale camerounaise avec pour objectif de mieux valoriser l’élevage du cobaye.
« En Bolivie, le cobaye encore appelé porc de Guinée peut atteindre 2 kilogrammes. Son élevage permet non seulement de lutter contre la pauvreté, mais aussi la malnutrition et le chômage.» affirme Eduardo Lopez Rosse, responsable du centre technique de recherche sur le cobaye de Cochabamba, une ville du centre de la Bolivie. Selon lui, ce petit mammifère occupe une place importante dans l’économie de son pays.
Autre expert ayant fait le déplacement de Yaoundé, Thierry Metre Kalimira, de l’union des éleveurs de cobayes de la RD Congo. Il témoigne de la demande sans cesse grandissante en viande de cobaye et la cherté du  prix de ce plat prisé au Congo. «Dans certains restaurants de Kinshasa, le plat de cobaye coûte 15 dollars américains, l’équivalant aux bas mots de 7500 Fcfa.» dit-il.

Climat camerounais est favorable à l’élevage du cobaye

Tous les experts reconnaissent que la situation géographique et climatique du Cameroun et la présence à profusion des plantes comestibles par le cobaye sont des éléments favorables pour cet élevage. Dr Félix Meutchieye, qui consacre l’essentiel de ses recherches sur les cobayes à  l’université de Dschang où il enseigne, reconnait que 20 ans après son lancement, la filière cobaye peine encore à se développer à cause de la non-continuité de la recherche.
S’agissant des secrets permettant d’avoir des cochons d’inde de plus 1kg (la moyenne au Cameroun n’excédant pas 800 grammes), Eduardo Lopez Rosse conseille de veiller à une alimentation riche en protéines, d’éviter les reproductions consanguines et bâtir des cages avec râtelier, abreuvoir et écuelles. Enfin, il appelle au financement continu de la recherche sur la génétique des cobayes.

Charles Joël Tsiri

Print Friendly, PDF & Email

Vous pourriez aussi aimer

Partagez cet article sur WhatsApp whatsapp