60 représentants d’organisations de la société civile sont réunis au Kénya depuis avant-hier 10 février 2025 pour affiner leur plaidoyer en faveur de l’agroécologie dans le continent africain.
Du 10 au 14 février 2025, la capitale kényane abrite une importante rencontre des organisations de la société civile engagées dans la promotion de l’agroécologie et de la souveraineté alimentaire en Afrique.
Cet événement d’envergure organisé par Pain pour le Monde (Allemagne) en partenariat avec huit organisations de la société civile acquises à la cause de l’agroécologie dans le continent s’est donné pour thème de : ʺFaire progresser l’agroécologie et les systèmes alimentaires durablesʺ en Afrique. L’atelier, qui réunit une soixantaine de participants issus de 22 pays d’Afrique et d’Europe, entend unir les organisations de la société civile africaine pour renforcer leur plaidoyer et leurs actions en faveur de l’agroécologie.
Dès l’entame des travaux, les participants ont souligné la nécessité de considérer l’agroécologie non seulement comme un ensemble de techniques agricoles, mais comme une réalité plus large qui intègre les politiques en faveur des systèmes alimentaires durables, pilier essentiel de la souveraineté alimentaire.
Expériences de plaidoyer à plusieurs vitesses
La première journée de l’atelier a été marquée par le partage d’expériences nationales en matière de politiques agroécologiques. Les échanges ont révélé une progression à plusieurs vitesses au regard des écarts entre les pays qui ne disposent pas de texte formel sur l’agroécologie et ceux qui mettent déjà en œuvre leur stratégie nationale sur l’agroécologie à l’instar du Burkina Faso et du Kenya.
Les échanges de Nairobi permettront aux différents réseaux d’organisations venus d’Afrique Australe, de l’Est, de l’Ouest, du Centre et du Nord, d’affiner leur plaidoyer pour aboutir à des actions concrètes en faveur de l’agroécologie dans tous les Etats.
Les participants s’attellent pendant les discussions, à mutualiser leurs efforts pour développer des stratégies communes en vue de faire de l’agroécologie une réalité tangible sur le continent africain. Prennent part à ces échanges, trois représentants camerounais issus de la Plateforme Régionale des Organisations Paysannes d’Afrique Centrale (PROPAC), du Service d’Appui aux Initiatives Locales de Développement (SAILD) et du journal La Voix Du Paysan.
Les résolutions qui émergeront de cet atelier dont la fin est prévue après-demain 14 février 2025 au Kénya, marqueront une étape importante vers la prise en compte de l’agroécologie par les Etats et de son financement pour la transformation des systèmes alimentaires plus justes et durables.
Marie Pauline VOUFO

