Cameroun : Nourrir et soigner le canard est facile et peu coûteux

Le canard de chair ou canard de Bafou est peu exigeant en protéines pour grossir. Il est résistant aux maladies courantes et n’exige pas de soins vétérinaires particuliers.

Le canard de Bafou mange tout type d’aliments qu’il convertit efficacement en viande. Ces aliments peuvent provenir d’une provenderie, des champs ou bien des restes de cuisine.
En réalité, quel que soit le type d’aliment que l’éleveur donne à son canard, il prendra du poids. Mais la durée de production de la chair dépendra du type d’aliment consommé par l’animal. La ferme Ngap-Lah à Bafou sert à ses canards l’aliment complet acheté dans les provenderies.
Les canards consomment deux types d’aliments: un aliment au démarrage et un aliment à l’engraissement. Leurs besoins sont caractérisés par une faible teneur en protéines, ceci explique le faible coût de l’aliment.
L’aliment démarrage ponte est servi aux canetons âgés entre 1 et 20 jours. A partir de 21 jours jusqu’à la vente, c’est l’aliment ponte qui est servi aux canards. Ces aliments sont donnés deux fois par jours, le matin et le soir.
Pour éviter le gaspillage alimentaire, un peu d’eau est ajoutée à l’aliment. Sous cette forme (ni poudreuse, ni pâteuse), le canard gaspille moins l’aliment. Chaque canard consomme 9 et 10,5 kg d’aliment du stade caneton au canard vendable. Cette période dure entre 2 et 3 mois.

Pas besoin de vaccin pour le canard de chair

Lorsqu’on parle d’élevage et plus particulièrement de la production de la chair à cycle court comme c’est le cas avec le canard de Bafou, certains pensent qu’il faut à tout prix utiliser des produits vétérinaires pour soigner les animaux. Mais il n’en est pas le cas pour l
Le canard de Bafou n’a jamais reçu de vaccin, ni aucun autre produit vétérinaire pour grandir. Les fermiers affirment faire souvent recours aux bonnes pratiques agroécologiques, telle l’administration des feuilles de papayer et de papaye mûre, pour prévenir ou soigner d’éventuels parasites internes.
Les éleveurs d’autres races de canards dans le village se plaignent des mortalités saisonnières dues à la maladie de Newcastle. Ils sont obligés de vacciner leurs cannetons et d’administrer les produits vétérinaires quand la maladie se manifeste.
Mais dans la ferme Ngap-Lah, les cheptels ne sont pas attaqués par les maladies des volailles. Les fermiers misent sur la prévention à travers une bonne hygiène des bâtiments et matériels, ainsi que la qualité de l’aliment servi aux animaux. Tout ceci contribue à les rendre résistants.

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