Cameroun : Nourrir le sol pour qu’il puisse nourrir la plante

Léonard Kenfack, producteur de piment et du maïs à Bafou près de Dschang. « Je me convertis progressivement dans l’agroécologie

J’ai des parcelles de production naturelle de piment et de maïs que je cultive sans utiliser les intrants chimiques tels que engrais N.P.K, herbicides ou fongicides et insecticides. Je bénéficie de l’encadrement de l’ONG GADD, entendez Groupement d’appui pour le développement durable de Dschang.
J’utilise comme fumure de fond du compost que j’ai appris à fabriquer à partir des déjections de porcs et de poules. Pour la protection sanitaire de mes plantes, je compose moi-même mes produits à partir du pyrèthre encore appelé fleur marguerite ou fleur jalousie.
Avec l’agroécologie, les coûts de production sont minimisés, le producteur ne dépense pas grand-chose financièrement. Mais la mise en place et le suivi des cultures lui prennent beaucoup plus de temps que dans l’agriculture classique, car il faut bien nourrir le sol pour que le sol puisse bien nourrir la plante. Il faut aussi donner un maximum d’espace à la plante pour quelle puisse bien se développer et ne pas entrer en concurrence avec une autre plante.
Au final, je récolte toujours de meilleurs fruits de piment et des gros épis de maïs très savoureux et qui se conservent plus longtemps.
L’agro écologie permet de mieux valoriser le petit espace qu’on peut avoir à sa disposition sans trop l’épuiser».

Print Friendly, PDF & Email

Vous pourriez aussi aimer

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *