Cameroun : La participation des femmes à la restauration des terres est limitée par le déséquilibre des pouvoirs

Le projet LRIWEP de la Coopération canadienne, livre les résultats de ses recherches sur le faible niveau d’implication des femmes rurales et autochtones dans la restauration des terres dégradées au Cameroun.

Les femmes ont été sensibilisées tout au long du projet «Restauration des Terres pour l’Autonomisation Post-COVID-19 et la Réduction de la Pauvreté des Femmes rurales et Autochtones du Cameroun» (LRIWEP), mis en œuvre dans les régions du Nord, de l’Ouest et du Centre.

La rencontre de présentation des résultats des recherches et acquis du projet de ce projet, a dévoilé le faible degré d’implication des femmes dans le processus de restauration des terres dégradées au Cameroun.

Organisé par le Centre d’Appui aux Femmes et aux Ruraux (CAFER), en collaboration avec World Agroforestry (ICRAF), l’atelier a réuni le 07 mai 2024 à Yaoundé, des décideurs politiques des services centraux et décentralisés des ministères sectoriels, les municipalités des localités concernées par le projet, les communautés locales, les ONG nationales et internes travaillant sur le sujet, ainsi que la communauté des donateurs.

Des différentes présentations, l’on retiendra que le déséquilibre des pouvoirs en faveur des hommes, limite la participation des femmes rurales et groupes minoritaires à la restauration des terres et les avantages qu’elles en retirent.

12 millions d’hectares à restaurer

D’après Ann Degrande, Coordinatrice pays CIFOR-ICRAF, au Cameroun, environ un tiers des terres (15.160.000 ha) sont fortement dégradées, ce qui affecte plus de 4 millions de personnes. Pourtant, le pays s’est engagé à restaurer 12 millions d’hectares de terres dégradées dans ses différentes zones agro-écologiques d’ici 2030 dans le cadre de l’initiative de restauration des paysages forestiers africains.

De ce fait, les femmes rurales et les populations minoritaires doivent être des acteurs clés pour atteindre cet objectif en raison du rôle important qu’elles jouent dans l’agriculture, la sécurité alimentaire et la gestion des terres.

L’impact attendu de cette rencontre est l’adoption par les décideurs politiques et les gestionnaires d’initiatives de restauration des terres, des solutions pour améliorer la prospérité économique des ménages ruraux, grâce à une participation accrue des femmes et des groupes minoritaires à la restauration du paysage.

Le projet est financé par le Centre de recherches pour le développement international du Canada (CRDI) et s’inscrit dans le cadre du programme sur l’égalité des sexes dans un monde à faibles émissions de carbone (GLOW).

Magloire Biwolé Ondoua

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