Poissons silures, poulets de ferme, bananes plantains, Pommes de chine, pommes de terre, épinards, fenouils, haricots secs, tomates, miel sont entre autres les denrées alimentaires qui ont été exposées.
Tout est produit sur les terres camerounaises sans intrants chimiques. Au siège du Service d’Appui aux Initiatives Locales de Développement (SAILD) à Yaoundé, l’horloge affiche 8H ce 27 juillet 2024. Les portes de la deuxième édition du marché biologique de Yaoundé sont ouvertes. Poissons silures, poulets de ferme, bananes plantains, Pommes de chine, pommes de terre, épinards, fenouils, haricots secs, tomates, miel sont entre autres les denrées alimentaires exposées sur place. A coût sûr, la ménagère a largement de quoi remplir son panier. Pour Véronique Wouakam, c’est la place idéale pour faire le plein en bio. « J’ai acheté les légumes à 300 FCFA le kilogramme, les avocats 06 fruits à 500 FCFA, les poireaux à 1000 FCFA le kilogramme etc.… j’ai pris un peu de tout. Ce n’est pas tous les jours qu’on a l’occasion d’avoir les produits réellement biologiques », avoue l’habituée du bio. « Je suis satisfaite de mes achats. Ces produits bios sont de très bonne qualité. Ils m’ont coûté plus que sur le marché conventionnel, mais c’est pour ma santé ; le prix vient après », renchérit-elle avec joie.
C’est par vague que les populations de la ville aux sept collines accourent se ravitailler en bio. Pour Awal Yakoubou, c’est une première. C’est un post sur les réseaux sociaux qui l’incite à venir découvrir le marché bio. Un choix que le jeune homme ne regrette pas. « Je ne suis pas déçu. Je suis surpris des prix qui sont très abordables pour la qualité des produits que je vois. J’ai été séduit par les fruits, les carottes. Le goût y est », apprécie-t-il.
1,80 tonne de produits bios vendus
Le marché bio a permis aux producteurs de faire de bonnes affaires. Sur environ 3 tonnes de produits exposés, 1,80 tonnes ont été vendues aux consommateurs. « Nous avons apporté 2 tonnes de produits. Nous enregistrons 60 % de ventes, soit environ 1,40 tonnes de produits vendus », reconnait Dannick Ngamadjeu, responsable du marché vert au CPF de Bandjoun dans la région de l’Ouest.
De même, Yannick Kamdem Simo s’en est sorti à cœur joie. « Je suis venu de Bandjoun avec 30kg de pommes de chine, 16 kg de tomates et 40 têtes de laitues. J’ai fait 90% de ventes pour les pommes, 80% pour les tomates et 45% pour la laitue », s’en réjouit le jeune producteur.
Au-delà des ventes, cet évènement a été l’occasion d’édifier les consommateurs sur les incompréhensions autour du bio. Pour certifier que ses produits sont bios, Yannick a des arguments biens en place : « Les produits bios prennent du temps avant de se décomposer parce qu’ils ont été cultivés sans intrants chimiques de synthèse », dit-il avec conviction. « Par exemple la durée de vie de la pomme de chine est de deux semaines de conservation à frais après cueillette », rajoute-t-il pour mieux persuader.
Ce deuxième marché bio de Yaoundé est une réussite pour le SAILD et le Centre Polyvalent de Formation de Bandjoun (CPF) ; principaux organisateurs. Une action de plus inscrite dans le projet « Centre de Connaissances pour l’Agriculture Biologique et l’Agroécologie en Afrique » de la coopération allemande GIZ. Le rendez-vous est fixé à novembre 2024 pour une nouvelle édition encore plus grandiose.
Sharon Maché

